Écritures collectives – Le Poisson

http://le-poisson-dessine.tumblr.com 

Le Poisson vit et travaille en Limousin. Il met ses pinceaux et ses plumes au service de tous types de projets : illustrateur pour la presse (XXI, Zadig, le Un, Z, Reporterre), animateur et dessinateur pour le spectacle vivant (Artuan de Lierrée, Opéra de Limoges, CCN Créteil & Mourad Merzouki). Passionné par le son et la musique, il anime depuis 2 ans une émission de radio (BeaubFM) et multiplie les collaborations dans ce champ de création, à la frontière de l’image et du son.

Écritures collectives – Marius Loris

Marius Loris. Photo Miguel Armas.

Né en 1987, Marius Loris Rodionoff est historien et poète. Il a notamment fait partie de l’armée noire et pratique la performance et la poésie sonore. Ses travaux actuels le mènent vers la poésie documentaire et notamment à travailler sur le langage de la justice. Il est professeur d’histoire dans un lycée à Saint-Denis.

Publications 

Bouche Louche, Ateliers de l’Agneau, Paris, 2016, préface de Charles Pennequin.

Matraque Chantilly, Ateliers de l’Agneau, Paris, 2017.

Procès-Verbaux, Collection Al Dante, Presses du Réel, Dijon, 2021.

Publications à paraître 

Objection, Collection l’ordinaire du capital, Éditions Amsterdam, Paris, 2022 (avril).

Désobéir en guerre d’Algérie. Une histoire des réfractaires et des déviants, 1954-1964, Paris, Seuil, 2022.

Écritures collectives – Manon Delatre


Née en Aveyron en 1981, Manon Delatre vit en région parisienne depuis 2002, où elle est graphiste, vidéaste et autrice. Après plusieurs fanzines auto-publiés, Se faire virer est son premier livre, qu’elle écrit à partir de ses expériences professionnelles de projectionniste puis d’assistante de direction dans un cinéma d’art et d’essai, et de la rupture qu’elle a vécu avec ce milieu. 

« Je ne me risquerai pas à faire de mon cas une règle générale. J’y repense comme l’expérience concrète de la manière dont chacun de nous bricole pour que son rapport au travail ne soit pas une douleur sans fin. Comment moi j’ai bricolé dans ce cas-là. »

Manon Delatre est projectionniste dans un cinéma d’art et essai. Son travail la passionne. Elle s’implique, prend des responsabilités. Mais l’épuisement et l’ennui finissent par se superposer à la joie. Elle a besoin de changer d’air. Sa direction ne l’entend pas ainsi. Refus de rupture conventionnelle. Les relations se compliquent. Une impasse qui la pousse alors à tout faire pour se faire virer.

Ce texte est suivi d’un autre récit de la même autrice sur le travail dans une équipe caméra sur les plateaux de cinéma. L’envers du décor du 7e art. L’art justifie tout, on doit pouvoir se sacrifier pour le beau, l’original, et même pour le médiocre. Pas de vacances, peu de pauses, de tournage en tournage, d’hôtel en hôtel, charger la pellicule, la décharger, marquer les séquences, stocker, charger, courir, marquer, stocker. Jusqu’à l’épuisement. »

Publications
Se faire virer, Éditions du Commun, mai 2021.

Visuel : Couverture de Se faire virer, conçue par Fabrice Luraine et Marine Ruault pour les Éditions du Commun.

Écritures collectives – Laurent Cauwet

Laurent Cauwet, 2021. Photo Abdel Blackbush.

Laurent Cauwet crée la structure éditoriale Al Dante en 1992 qui, dans un premier temps, publie un journal d’information d’art contemporain (17 livraisons), puis des livres (premier livre publié en 1995), des revues et journaux (Nioques, la res poetica, Contre-Attaques, Attaques), des CD, des DVD, et divers éphémèras… Il organise de nombreuses manifestations (rencontres poétiques et performatives, expositions, débats, interventions urbaines…), crée un festival à Limoges (de 2007 à 2010) et ouvre un lieu culturel autonome  (Manifesten, à Marseille, en 2013).

Auteur, il participe à quelques revues (Lignes, Faire part, Incertains regards…) et publie La Domestication de l’art (La fabrique, 2017).

Publications 

Attaques, revue, ed les presses du réel /al Dante et Le Triangle, 2015.

La domestication de l’art, La Fabrique, 2017.

Poesiue, Les presses du réel, 2020.

Négocier

Une série de quatre journées de rencontres et d’échanges a été organisée cet automne autour de NÉGOCIER, par Pan! et le Groupe de recherche sur les technologies intellectuelles OUvert.

Ce cycle de réflexion qui s’intéresse à la négociation est le premier d’une recherche plus large qui porte sur la notion d’écriture collective.

Ainsi, chaque journée s’est présentée comme un atelier de recherche collective, basé sur un appel à contribution adressé à tous les participants, à travers la prise de parole, la prise de notes, et des enregistrements et interventions diverses (visuelles, sonores, performatives, etc). L’idée générale étant d’y accueillir toutes les prises de paroles, de façon aussi horizontale que possible, afin de connecter les processus d’écriture et de recherche aux formes les plus communes de nos échanges.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez retrouver les émissions de radio enregistrées avec Jean Gilbert et Pomme Boucher par :

Radio Vassivière : https://radiovassiviere.com/…/le-plus-important-cest…/

et Beaub’FM : https://beaubfm.org/podcast-negocier-4/

Bonne écoute !

Négocier #4 – Laurie-Anne Estaque

https://dda-nouvelle-aquitaine.org/laurie-anne-estaque

Laurie-Anne Estaque est née en 1972 dans la Creuse où elle vit et travaille.

Diplômée d’un DEUG mention ISAV (Image Spectacle Audio-Visuel) à l’Université Blaise Pascal de Montpellier et du DNSEP Art, elle s’installe dans la Creuse à Aubusson. C’est là où elle va consacrer son travail artistique à des thématiques récurrentes par l’utilisation de signes étatiques ou économiques comme les logos ou les drapeaux.

Laurie-Anne expose peu mais régulièrement. En 2006, une grande partie de ses recherches sont présentées à La Menuiserie à Rodez sous le titre Toutes les routes pour aller vers Johnny. C’est à cette période que commence son travail autour de la cartographie.

En 2007, l’exposition Trésor Public, à la Galerie AC/DC de Brest, est en partie consacrée à ces créations liées à la cartographie et aux icônes contemporaines, comme les jeux d’argent de la Française des Jeux ou les tickets à gratter de la loterie californienne. En 2009, son exposition L’idéal serait un projet s’attache à montrer une variété de dessins ainsi que deux grands projets cartographiques. Le premier, intitulé Europeana, une brève histoire du XXe siècle, est la pièce inaugurale d’une série à venir. Des dessins réalisés sur papier de grand format (180 x 130 cm) à la gouache, aquarelle ou crayon de couleur autour de thématiques ou d’ouvrages littéraires dont les dessins en sont en quelque sorte « l’illustration ».

Son exposition solo de 2013 à La Pommerie, résidence d’artistes de Saint Setiers (19) intitulée Francis et Togo est en partie consacrée à cette série de grands dessins accompagnés de cartographies brodées, notamment des cartes géologiques du pôle nord et sud. Elle entre dans la collection de l’Artothèque du Limousin en 2005. Les œuvres acquises servent notamment à des projets pédagogiques avec des établissements scolaires.

Sa vie en Creuse l’implique dans des projets associatifs avec Quartier Rouge autour de notions liées à l’espace public, et collectifs avec L’Atelier de géographie populaire du Plateau de Millevaches qui développe des ateliers de cartographie avec les habitants afin de mieux comprendre leur territoire. Elle anime régulièrement des ateliers dans des établissements publics (écoles, collèges, lycées, IME, EHPAD).

Elle est invitée en Islande pour participer au Fresh Winds Festival, une résidence internationale qui s’est déroulée entre décembre 2015 et janvier 2016. C’est sur cette terre volcanique qu’elle commence à développer un travail de gouache et de broderie autour de la carte géologique de la lune The south side of the Moon. Une sérigraphie de cette carte en 20 passages est éditée à 30 exemplaires ainsi qu’un livre d’artiste (exemplaire unique). Ce travail d’édition est visible lors des rencontres MAD #2 — Multiple Art Days à La Maison Rouge à Paris du 30 septembre au 2 octobre 2016.

En 2018, elle termine le grand dessin L’Extraordinaire entresort (Le Mur de la mort), qui est le récit d’une attraction foraine dont elle a été co-fondatrice avec un collectif de pilotes-moto et comédiens.

En 2019, Quartier Rouge lui propose d’inaugurer « ÉCLIPSES » une collection d’oeuvres sérigraphiées. Elle réalise alors éclipse — une déclinaison du terme en 15 étapes éditées en 4 exemplaires qui sera présentée à l’artothèque Les arts au mur de Pessac du 24 mai au 22 septembre 2019. Cette série est pour la première fois présentée dans sa totalité au Musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan pour l’exposition Danse danse avec la lune du 17 octobre 2020 au 30 janvier 2021.

En 2020, elle réalise une série de douze dessins de format A4 intitulée Le dernier repas qui illustre les derniers repas de condamnés à mort aux États-Unis. Ces dessins sont exposés pour la première fois à la HCE Galerie à Saint-Denis dans son exposition solo Le dessous des calques — (Octobre 2020 à Février 2021).

Cette même année, elle commence la création d’un grand dessin : Elle est où ma forêt ? — sur l’exploitation de la forêt en France et plus particulièrement en Limousin sur le territoire du plateau de Millevaches.

En 2021, elle conçoit un nouveau projet de sérigraphie Pôle position, une série de 43 sérigraphies uniques autours de formes, couleurs, superpositions et transparence.

En avril/mai 2021, elle est invitée en résidence à La Menuiserie à Rodez afin de préparer une exposition solo conséquente TOTAL éclipse programmée du 13 mai au 27 juin 2021.

Elle participera en novembre 2021, à l’exposition collective Dessins extimes, coproduite par le Réseau Documents d’artistes et la Maison Salvan à Labège.

Négocier #4 – Esther Salmona

Photo d’un manuscrit — Se Fendre, écrit sur rouleau et machine à écrire, prise à travers un verre coloré.

Esther Salmona est poétrice. Elle écrit sur ce que fait la perception au langage et à l’écriture. En avançant à partir du visage, de la voix, du corps, du paysage, des images, de leurs écarts, leurs silences ; à partir d’un je qui n’en est pas un, se déplaçant sans cesse : ajustements, focales, flous, précision, plans successifs, traversées par la bande.
Parmi ses outils, filtres, leviers : la transduction, l’évidance1, la spectroralité2. Ses activités, ateliers, pratiques sonores et d’image, publications en revue papier et numériques3, dans des ouvrages collectifs et des livres (Quads, leséditionsprécipitées 2012, Amenées, Éric Pesty éditeur, 2017) témoignent de cette recherche. Elle enseigne à l’École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles depuis 2007 et organise des ateliers d’écriture en déplacement, dans des cadres et avec des publics hétérogènes.
1https://remue.net/Esther-Salmona-evidance
2https://spectroralites.blogspot.com
3RoTor, KaZak, Revue Laura, D’ici là, Les cahiers de Benjy, Fond Commun, CCP, 17 secondes, fig., SILLO, Ce qui secret, PLI, l’Air Nu, Teste, Muscle, Chimères, C.O.I., Nioques…

Projet en cours

PZ, station mobile d’écriture d’écoute, avec Acoustic Commons et Locus Sonus.
Des mots et des sons, émission de juin 2021 sur Fréquence Mistral.
Article de Céline Minard sur Amenées dans Le Monde des Livres, novembre 2017.
Fiche Esther Salmona, sur le site du cipM.
Parcours

2013/2014 : SPEAP, master expérimental en arts, politique et sciences sociales, Sciences Po Paris.
2005/2007 : Sujet à un stream, post-diplôme de recherche en art-audio Locus Sonus, École Supérieure d’Arts d’Aix-en-Provence et Beaux-Arts Nice – Villa Arson.
2005 : DETROIT URGENCE. Techno, cycles, processus : pistes pour une ville, diplôme d’architecte paysagiste DPLG, École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles.
1996 : Topographie Intérieure, Diplôme des Métiers d’Art en reliure dorure/décor du livre, École Supérieure des Arts et Industries Graphiques Estienne, Paris.

Négocier #4 – Sylvain Courtoux

Sylvain Courtoux est post-poète activiste et musicien.
Né le 24 juin 1975 à Bordeaux, il vit et travaille à Limoges.
Son travail se situe au croisement des avant-gardes des années ‘70 (Tel Quel-Change/etc.)
et du Pragmatisme philosophique, et se concentre, dans une perspective socio-auto(bio)graphique,
sur la critique des us et coutumes du champ littéraire et de ses institutions.

Livres :
[i.e.], Æncrages & Co, 1999.
‘‘Chungking Express’’, Editions de L’Attente, 2000.
Action-Writing (manuel), Dernier Télégramme, 2006.
Nihil, Inc., Al Dante, 2008
Vie et mort d’un poète de merde (+cd), Al Dante, 2010.
Strangulation Blues de Clara Elliott, Al Dante, 2010
Still Nox, Al Dante, 2011.
Consume Rouge (+cd), Al Dante, 2014.
L’avant-garde, tête brûlée, pavillon noir (+cd), Les Presses du réel/Al Dante, 2019.
Disques :
A notre tour d’en sortir, Cavern Brew Records, 2017.
Praxis barre-à-mine, Cavern Brew Records, 2018.
Commencement milieu fin, Cavern Brew Records, 2019.