Négocier

Une série de quatre journées de rencontres et d’échanges a été organisée cet automne autour de NÉGOCIER, par Pan! et le Groupe de recherche sur les technologies intellectuelles OUvert.

Ce cycle de réflexion qui s’intéresse à la négociation est le premier d’une recherche plus large qui porte sur la notion d’écriture collective.

Ainsi, chaque journée s’est présentée comme un atelier de recherche collective, basé sur un appel à contribution adressé à tous les participants, à travers la prise de parole, la prise de notes, et des enregistrements et interventions diverses (visuelles, sonores, performatives, etc). L’idée générale étant d’y accueillir toutes les prises de paroles, de façon aussi horizontale que possible, afin de connecter les processus d’écriture et de recherche aux formes les plus communes de nos échanges.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez retrouver les émissions de radio enregistrées avec Jean Gilbert et Pomme Boucher par :

Radio Vassivière : https://radiovassiviere.com/…/le-plus-important-cest…/

et Beaub’FM : https://beaubfm.org/podcast-negocier-4/

Bonne écoute !

Négocier #4 – Laurie-Anne Estaque

https://dda-nouvelle-aquitaine.org/laurie-anne-estaque

Laurie-Anne Estaque est née en 1972 dans la Creuse où elle vit et travaille.

Diplômée d’un DEUG mention ISAV (Image Spectacle Audio-Visuel) à l’Université Blaise Pascal de Montpellier et du DNSEP Art, elle s’installe dans la Creuse à Aubusson. C’est là où elle va consacrer son travail artistique à des thématiques récurrentes par l’utilisation de signes étatiques ou économiques comme les logos ou les drapeaux.

Laurie-Anne expose peu mais régulièrement. En 2006, une grande partie de ses recherches sont présentées à La Menuiserie à Rodez sous le titre Toutes les routes pour aller vers Johnny. C’est à cette période que commence son travail autour de la cartographie.

En 2007, l’exposition Trésor Public, à la Galerie AC/DC de Brest, est en partie consacrée à ces créations liées à la cartographie et aux icônes contemporaines, comme les jeux d’argent de la Française des Jeux ou les tickets à gratter de la loterie californienne. En 2009, son exposition L’idéal serait un projet s’attache à montrer une variété de dessins ainsi que deux grands projets cartographiques. Le premier, intitulé Europeana, une brève histoire du XXe siècle, est la pièce inaugurale d’une série à venir. Des dessins réalisés sur papier de grand format (180 x 130 cm) à la gouache, aquarelle ou crayon de couleur autour de thématiques ou d’ouvrages littéraires dont les dessins en sont en quelque sorte « l’illustration ».

Son exposition solo de 2013 à La Pommerie, résidence d’artistes de Saint Setiers (19) intitulée Francis et Togo est en partie consacrée à cette série de grands dessins accompagnés de cartographies brodées, notamment des cartes géologiques du pôle nord et sud. Elle entre dans la collection de l’Artothèque du Limousin en 2005. Les œuvres acquises servent notamment à des projets pédagogiques avec des établissements scolaires.

Sa vie en Creuse l’implique dans des projets associatifs avec Quartier Rouge autour de notions liées à l’espace public, et collectifs avec L’Atelier de géographie populaire du Plateau de Millevaches qui développe des ateliers de cartographie avec les habitants afin de mieux comprendre leur territoire. Elle anime régulièrement des ateliers dans des établissements publics (écoles, collèges, lycées, IME, EHPAD).

Elle est invitée en Islande pour participer au Fresh Winds Festival, une résidence internationale qui s’est déroulée entre décembre 2015 et janvier 2016. C’est sur cette terre volcanique qu’elle commence à développer un travail de gouache et de broderie autour de la carte géologique de la lune The south side of the Moon. Une sérigraphie de cette carte en 20 passages est éditée à 30 exemplaires ainsi qu’un livre d’artiste (exemplaire unique). Ce travail d’édition est visible lors des rencontres MAD #2 — Multiple Art Days à La Maison Rouge à Paris du 30 septembre au 2 octobre 2016.

En 2018, elle termine le grand dessin L’Extraordinaire entresort (Le Mur de la mort), qui est le récit d’une attraction foraine dont elle a été co-fondatrice avec un collectif de pilotes-moto et comédiens.

En 2019, Quartier Rouge lui propose d’inaugurer « ÉCLIPSES » une collection d’oeuvres sérigraphiées. Elle réalise alors éclipse — une déclinaison du terme en 15 étapes éditées en 4 exemplaires qui sera présentée à l’artothèque Les arts au mur de Pessac du 24 mai au 22 septembre 2019. Cette série est pour la première fois présentée dans sa totalité au Musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan pour l’exposition Danse danse avec la lune du 17 octobre 2020 au 30 janvier 2021.

En 2020, elle réalise une série de douze dessins de format A4 intitulée Le dernier repas qui illustre les derniers repas de condamnés à mort aux États-Unis. Ces dessins sont exposés pour la première fois à la HCE Galerie à Saint-Denis dans son exposition solo Le dessous des calques — (Octobre 2020 à Février 2021).

Cette même année, elle commence la création d’un grand dessin : Elle est où ma forêt ? — sur l’exploitation de la forêt en France et plus particulièrement en Limousin sur le territoire du plateau de Millevaches.

En 2021, elle conçoit un nouveau projet de sérigraphie Pôle position, une série de 43 sérigraphies uniques autours de formes, couleurs, superpositions et transparence.

En avril/mai 2021, elle est invitée en résidence à La Menuiserie à Rodez afin de préparer une exposition solo conséquente TOTAL éclipse programmée du 13 mai au 27 juin 2021.

Elle participera en novembre 2021, à l’exposition collective Dessins extimes, coproduite par le Réseau Documents d’artistes et la Maison Salvan à Labège.

Négocier #4 – Esther Salmona

Photo d’un manuscrit — Se Fendre, écrit sur rouleau et machine à écrire, prise à travers un verre coloré.

Esther Salmona est poétrice. Elle écrit sur ce que fait la perception au langage et à l’écriture. En avançant à partir du visage, de la voix, du corps, du paysage, des images, de leurs écarts, leurs silences ; à partir d’un je qui n’en est pas un, se déplaçant sans cesse : ajustements, focales, flous, précision, plans successifs, traversées par la bande.
Parmi ses outils, filtres, leviers : la transduction, l’évidance1, la spectroralité2. Ses activités, ateliers, pratiques sonores et d’image, publications en revue papier et numériques3, dans des ouvrages collectifs et des livres (Quads, leséditionsprécipitées 2012, Amenées, Éric Pesty éditeur, 2017) témoignent de cette recherche. Elle enseigne à l’École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles depuis 2007 et organise des ateliers d’écriture en déplacement, dans des cadres et avec des publics hétérogènes.
1https://remue.net/Esther-Salmona-evidance
2https://spectroralites.blogspot.com
3RoTor, KaZak, Revue Laura, D’ici là, Les cahiers de Benjy, Fond Commun, CCP, 17 secondes, fig., SILLO, Ce qui secret, PLI, l’Air Nu, Teste, Muscle, Chimères, C.O.I., Nioques…

Projet en cours

PZ, station mobile d’écriture d’écoute, avec Acoustic Commons et Locus Sonus.
Des mots et des sons, émission de juin 2021 sur Fréquence Mistral.
Article de Céline Minard sur Amenées dans Le Monde des Livres, novembre 2017.
Fiche Esther Salmona, sur le site du cipM.
Parcours

2013/2014 : SPEAP, master expérimental en arts, politique et sciences sociales, Sciences Po Paris.
2005/2007 : Sujet à un stream, post-diplôme de recherche en art-audio Locus Sonus, École Supérieure d’Arts d’Aix-en-Provence et Beaux-Arts Nice – Villa Arson.
2005 : DETROIT URGENCE. Techno, cycles, processus : pistes pour une ville, diplôme d’architecte paysagiste DPLG, École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles.
1996 : Topographie Intérieure, Diplôme des Métiers d’Art en reliure dorure/décor du livre, École Supérieure des Arts et Industries Graphiques Estienne, Paris.

Négocier #4 – Sylvain Courtoux

Sylvain Courtoux est post-poète activiste et musicien.
Né le 24 juin 1975 à Bordeaux, il vit et travaille à Limoges.
Son travail se situe au croisement des avant-gardes des années ‘70 (Tel Quel-Change/etc.)
et du Pragmatisme philosophique, et se concentre, dans une perspective socio-auto(bio)graphique,
sur la critique des us et coutumes du champ littéraire et de ses institutions.

Livres :
[i.e.], Æncrages & Co, 1999.
‘‘Chungking Express’’, Editions de L’Attente, 2000.
Action-Writing (manuel), Dernier Télégramme, 2006.
Nihil, Inc., Al Dante, 2008
Vie et mort d’un poète de merde (+cd), Al Dante, 2010.
Strangulation Blues de Clara Elliott, Al Dante, 2010
Still Nox, Al Dante, 2011.
Consume Rouge (+cd), Al Dante, 2014.
L’avant-garde, tête brûlée, pavillon noir (+cd), Les Presses du réel/Al Dante, 2019.
Disques :
A notre tour d’en sortir, Cavern Brew Records, 2017.
Praxis barre-à-mine, Cavern Brew Records, 2018.
Commencement milieu fin, Cavern Brew Records, 2019.

Négocier #2 – Pomme Boucher

© Amélie Ferrand

Je suis médiatrice artistique basée en Creuse où je vis et travaille depuis 2004.
Après des études aux beaux-arts de Rennes, un cursus au Dartington College of arts dans le Devon en Angleterre et un diplôme de management culturel à l’Université de Dijon, je travaille dans un premier temps pour le Centre international d’art et du paysage sur l’île de Vassivière.
En 2006, je fonde à Felletin, aux portes du Plateau de Millevaches, l’association Quartier Rouge qui s’attache à explorer la place de l’art dans la société en faisant émerger localement des situations de dialogue avec la création contemporaine.
Entre 2007 et 2010, je travaille en parallèle à La Pommerie, lieu de résidence d’artistes installé depuis 1992 en Haute-Corrèze, pour le développement d’un programme pluridisciplinaire, principalement axé autour de l’art sonore et des relations art et écologie.
Entre 2011 et 2020, je me consacre au développement de Quartier Rouge et construis un programme de production, de médiation et de diffusion, notamment dédié à l’art dans l’espace public. Ce qui m’amène, à partir de 2014, à être médiatrice pour l’action « Nouveaux commanditaires » portée par la Fondation de France.
A côté des actions menées au sein de l’équipe de Quartier Rouge, je suis membre de plusieurs groupes de recherche et d’intervention dans les champs de la médiation, de la formation, de la psychosociologie et de l’analyse institutionnelle.
Aujourd’hui, je m’inscris dans une praxis tournée vers l’écriture, l’élaboration et l’accompagnement de dispositifs d’enquête, de recherche et de co-production au croisement entre art et société.

Négocier #2 – Madeleine Aktypi

Madeleine Aktypi est née à Athènes, mais vit en France depuis la fin du XXe siècle ; d’abord à Paris, puis, plus récemment, à côté de la forêt.

Poet/esse et artiste avec un intérêt particulier pour l’histoire et la philosophie des media ainsi que pour les luttes féministes non-binaires et écosophiques, elle travaille et partage ses textes trans*langues sur papier, en ligne ou dans l’espace. De l’édition multiple à l’installation, et de poèmes parasites à la lecture assistée, c’est un processus continu qui se fait de matières, de voix, de mots et de signes au milieu des media, des végétaux, des animaux & des minéraux.

Bog Data, le travail en mutation – mèmes, différends et écosophie, sa recherche sur les mutations des mots et du travail dans le soi-disant « web du partage », a été commanditée et publiée par les éditions du pôle Recherche de la Cité du Design (2016). Plus récemment, elle a contribué un essai à l’ouvrage Politiques de la distraction, dirigé par P. Sztulman et D. Zabunyan (Presses du réel, 2021). Sous le titre, Surrounded poetry : écrire au milieu, elle élabore une thèse de recherche-création à l’Université Grenoble-Alpes (Laboratoire Litt & Arts). Elle enseigne la performance, la poésie et l’édition à l’École Supérieure des beaux-arts de Bordeaux.

Ses dernières auto-éditions multiples sont Dans le poil du sens et fodd fodder (2019). Elle a participé à des expositions collectives au Centre  Pompidou (Paris, 2021), au Point Commun (Annecy, 2020), etc. Elle a performé à la Galerie Air de Paris (2018), à l’Adresse du Printemps à Toulouse (2018), aux Laboratoires d’Aubervilliers (2019-2021), au PAN Café sur L’Île-Saint-Denis (2021), et ailleurs.site web : http://cargocollective.com/madeleine-aktypi