Écritures collectives – Sandra Lucbert

Sandra Lucbert. ©benedicteroscot

Sandra Lucbert est une écrivaine française née en 1981. Elle est normalienne et agrégée de lettres modernes. Penser le capitalisme comme une langue et utiliser les outils de la littérature pour le contrer, tel est le projet littéraire de Sandra Lucbert.

Publications 

◦ Mobiles, Flammarion, 2013.

◦ La Toile, Gallimard, 2017.

◦ Personne ne sort les fusils, Seuil, 2020.

◦ Le ministère des contes publics, Verdier, 2021.

Écritures collectives – Le Poisson

http://le-poisson-dessine.tumblr.com 

Le Poisson vit et travaille en Limousin. Il met ses pinceaux et ses plumes au service de tous types de projets : illustrateur pour la presse (XXI, Zadig, le Un, Z, Reporterre), animateur et dessinateur pour le spectacle vivant (Artuan de Lierrée, Opéra de Limoges, CCN Créteil & Mourad Merzouki). Passionné par le son et la musique, il anime depuis 2 ans une émission de radio (BeaubFM) et multiplie les collaborations dans ce champ de création, à la frontière de l’image et du son.

Écritures collectives – Laurie-Anne Estaque

https://dda-nouvelle-aquitaine.org/laurie-anne-estaque

Laurie-Anne Estaque est née en 1972 dans la Creuse où elle vit et travaille.

Diplômée d’un DEUG mention ISAV (Image Spectacle Audio-Visuel) à l’Université Blaise Pascal de Montpellier et du DNSEP Art, elle s’installe dans la Creuse à Aubusson. C’est là où elle va consacrer son travail artistique à des thématiques récurrentes par l’utilisation de signes étatiques ou économiques comme les logos ou les drapeaux.

Laurie-Anne expose peu mais régulièrement. En 2006, une grande partie de ses recherches sont présentées à La Menuiserie à Rodez sous le titre Toutes les routes pour aller vers Johnny. C’est à cette période que commence son travail autour de la cartographie.

En 2007, l’exposition Trésor Public, à la Galerie AC/DC de Brest, est en partie consacrée à ces créations liées à la cartographie et aux icônes contemporaines, comme les jeux d’argent de la Française des Jeux ou les tickets à gratter de la loterie californienne. En 2009, son exposition L’idéal serait un projet s’attache à montrer une variété de dessins ainsi que deux grands projets cartographiques. Le premier, intitulé Europeana, une brève histoire du XXe siècle, est la pièce inaugurale d’une série à venir. Des dessins réalisés sur papier de grand format (180 x 130 cm) à la gouache, aquarelle ou crayon de couleur autour de thématiques ou d’ouvrages littéraires dont les dessins en sont en quelque sorte « l’illustration ».

Son exposition solo de 2013 à La Pommerie, résidence d’artistes de Saint Setiers (19) intitulée Francis et Togo est en partie consacrée à cette série de grands dessins accompagnés de cartographies brodées, notamment des cartes géologiques du pôle nord et sud. Elle entre dans la collection de l’Artothèque du Limousin en 2005. Les œuvres acquises servent notamment à des projets pédagogiques avec des établissements scolaires.

Sa vie en Creuse l’implique dans des projets associatifs avec Quartier Rouge autour de notions liées à l’espace public, et collectifs avec L’Atelier de géographie populaire du Plateau de Millevaches qui développe des ateliers de cartographie avec les habitants afin de mieux comprendre leur territoire. Elle anime régulièrement des ateliers dans des établissements publics (écoles, collèges, lycées, IME, EHPAD).

Elle est invitée en Islande pour participer au Fresh Winds Festival, une résidence internationale qui s’est déroulée entre décembre 2015 et janvier 2016. C’est sur cette terre volcanique qu’elle commence à développer un travail de gouache et de broderie autour de la carte géologique de la lune The south side of the Moon. Une sérigraphie de cette carte en 20 passages est éditée à 30 exemplaires ainsi qu’un livre d’artiste (exemplaire unique). Ce travail d’édition est visible lors des rencontres MAD #2 — Multiple Art Days à La Maison Rouge à Paris du 30 septembre au 2 octobre 2016.

En 2018, elle termine le grand dessin L’Extraordinaire entresort (Le Mur de la mort), qui est le récit d’une attraction foraine dont elle a été co-fondatrice avec un collectif de pilotes-moto et comédiens.

En 2019, Quartier Rouge lui propose d’inaugurer « ÉCLIPSES » une collection d’oeuvres sérigraphiées. Elle réalise alors éclipse — une déclinaison du terme en 15 étapes éditées en 4 exemplaires qui sera présentée à l’artothèque Les arts au mur de Pessac du 24 mai au 22 septembre 2019. Cette série est pour la première fois présentée dans sa totalité au Musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan pour l’exposition Danse danse avec la lune du 17 octobre 2020 au 30 janvier 2021.

En 2020, elle réalise une série de douze dessins de format A4 intitulée Le dernier repas qui illustre les derniers repas de condamnés à mort aux États-Unis. Ces dessins sont exposés pour la première fois à la HCE Galerie à Saint-Denis dans son exposition solo Le dessous des calques — (Octobre 2020 à Février 2021).

Cette même année, elle commence la création d’un grand dessin : Elle est où ma forêt ? — sur l’exploitation de la forêt en France et plus particulièrement en Limousin sur le territoire du plateau de Millevaches.

En 2021, elle conçoit un nouveau projet de sérigraphie Pôle position, une série de 43 sérigraphies uniques autours de formes, couleurs, superpositions et transparence.

En avril/mai 2021, elle est invitée en résidence à La Menuiserie à Rodez afin de préparer une exposition solo conséquente TOTAL éclipse programmée du 13 mai au 27 juin 2021.

Elle participera en novembre 2021, à l’exposition collective Dessins extimes, coproduite par le Réseau Documents d’artistes et la Maison Salvan à Labège.

Écritures collectives – Manon Delatre


Née en Aveyron en 1981, Manon Delatre vit en région parisienne depuis 2002, où elle est graphiste, vidéaste et autrice. Après plusieurs fanzines auto-publiés, Se faire virer est son premier livre, qu’elle écrit à partir de ses expériences professionnelles de projectionniste puis d’assistante de direction dans un cinéma d’art et d’essai, et de la rupture qu’elle a vécu avec ce milieu. 

« Je ne me risquerai pas à faire de mon cas une règle générale. J’y repense comme l’expérience concrète de la manière dont chacun de nous bricole pour que son rapport au travail ne soit pas une douleur sans fin. Comment moi j’ai bricolé dans ce cas-là. »

Manon Delatre est projectionniste dans un cinéma d’art et essai. Son travail la passionne. Elle s’implique, prend des responsabilités. Mais l’épuisement et l’ennui finissent par se superposer à la joie. Elle a besoin de changer d’air. Sa direction ne l’entend pas ainsi. Refus de rupture conventionnelle. Les relations se compliquent. Une impasse qui la pousse alors à tout faire pour se faire virer.

Ce texte est suivi d’un autre récit de la même autrice sur le travail dans une équipe caméra sur les plateaux de cinéma. L’envers du décor du 7e art. L’art justifie tout, on doit pouvoir se sacrifier pour le beau, l’original, et même pour le médiocre. Pas de vacances, peu de pauses, de tournage en tournage, d’hôtel en hôtel, charger la pellicule, la décharger, marquer les séquences, stocker, charger, courir, marquer, stocker. Jusqu’à l’épuisement. »

Publications
Se faire virer, Éditions du Commun, mai 2021.

Visuel : Couverture de Se faire virer, conçue par Fabrice Luraine et Marine Ruault pour les Éditions du Commun.

Qu’est-ce-que CIEL OUVERT #1 ?

L’association PAN! (Phénomènes Artistiques Non !dentifiés) organise, dans le cadre du Printemps des Poètes, une manifestation poétique, Ciel Ouvert #1, du 14 au 20 mars 2016, sur le thème du ciel proche – les formations nuageuses et nos relations sensibles au temps qu’il fait – et aussi du ciel lointain, celui des planètes et des objets non identifiables.

Une soirée lecture-performance et projection est proposée le samedi 19 mars à partir de 18h au Théâtre Expression7, avec Stéphane Bérard, artiste polymorphe, plasticien, musicien, écrivain et vidéaste, Stéphanie Eligert, écrivain, critique littéraire passionnée par les nuages et Proust, Emmanuel Rabu, écrivain et poète sonore.

Ciel Ouvert #1 est le premier moment d’une série de rencontres qui se poursuivront à l’occasion de Ciel ouvert #2, les 3, 4, 5 juin prochains au Manoir De Plainartige (commune de Nedde 87)

Ciel Ouvert #1 et #2 proposent de scruter le ciel et la poésie parce que c’est une façon de lire les bouleversements de l’histoire, à l’époque où l’esquisse d’une colonisation de l’espace appelle une révision totale de la manière dont les humains habitent leur planète.
La poésie, comme le climat, est politique.

Ciel Ouvert #1, ouvre un partenariat avec l’ENSA Limoges qui accueille Stéphane Bérard, invité à l’initiative de PAN!, pour animer du 14 au 18 mars un atelier film-vidéos avec un groupe d’étudiants, en lien avec les thématiques de cet événement. Ces films sont présentés à l’ENSA le vendredi 18 mars dans l’après-midi, ainsi que lors de la journée portes ouvertes de l’ENSA le samedi 19 mars. (cf. programme).
Stéphane Bérard présentera un de ses films lors de nos rencontres le samedi 19 mars au Théâtre Expression 7 (cf. programme). Les vidéos réalisées par les étudiants seront projetées lors de Ciel Ouvert#2 les 3, 4 et 5 juin 2016.
Impliquer les étudiants en art dans des pratiques poétiques qui leur restent souvent étrangères, proposer des formations aux pratiques poétiques innovantes en croisant les publics les plus divers sont des enjeux essentiels pour l’association PAN!

Ciel ouvert #1 est aussi l’occasion de nouer un compagnonnage avec Stéphanie Eligert, artiste associée de ces manifestations. Elle débutera le vendredi 18 et le dimanche 20 mars, à Eymoutiers, une série de rencontres, avec des habitants du plateau de Millevaches, qui se poursuivront tout au long de l’année 2016. Ces entretiens mettront à jour, pour chacun, les relations sensibles au ciel, aux formations nuageuses, aux variations du temps, telles qu’elles se produisent d’une saison à l’autre ou dans une journée.(cf. texte p ….)
Ces échanges conçus en partenariat avec l’Atelier de géographie populaire du Plateau de Millevaches conduiront à la réalisation, de cartes, de textes réunis dans une brochure diffusée par PAN! et l’ Atelier de géographie populaire. (voir l’avancée du projet sur www.pan-net.fr)

Ciel ouvert #1 s’inscrit donc dans la continuité des rencontres organisées depuis la création de l’association. Notre approche critique de la poésie et de l’institution nous a conduits à reconnaître dans la question des PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) une approche possible de la modernité qui est, entre autres, celui de la conquête du ciel par des machines volantes.

Le thème du Printemps des poètes est cette année le grand XX° Siècle : si cette célébration a aujourd’hui un sens, c’est moins, pour nous, dans la commémoration d’une histoire passée, que dans la réitération critique de gestes qui ont mis la poésie à l’avant-garde de l’art comme de l’histoire. La mise en jeu du terme OLNI, apparu à la toute fin du siècle passé (1995, Revue de littérature générale), et la réactualisation que nous en proposons via l’acronyme PAN!, nous a paru la meilleure manière de produire ce geste aujourd’hui.