Écritures collectives – Christophe Hanna

Je suis né en 1970 à Dakar. En France je me suis intéressé et consacré à la musique, aux arts martiaux, puis à la poésie et à l’écriture théorique. Je me suis impliqué dans différents cercles destinés à favoriser les pratiques de ces quatre arts, mais ces temps-ci les deux derniers m’ont le plus occupé. Quand j’écris, je ne fais pas de différence de nature entre poésie et théorie ni entre théorie et exploration de terrains dont mon écriture définit progressivement les contours. Je cherche à rapporter les langages de façon à ce qu’on se comprenne mieux.

Publications 

◦ Règles et commentaires, Éditions Collodion, 1996

◦ Petits Poëmes en prose, Al Dante, 1998

Sciences nouvelles, in L’Art Dégénéré, Al Dante / CAAC, 1998

Rapport no 15b [Les Portraits-robots], in La Gueule de l’emploi, avec Jean-Luc Moulène et Manuel Joseph, éditions ERBA/Valence, coll. « 222 », 1999

◦ Poésie action-directe, Al dante 1999

◦ Nos Visages-Flash Ultimes, Al dante 2007

◦ Valérie par Valérie, Al dante 2008

◦ Nos dispositifs poétiques, questions théoriques 2010

Toi aussi tu as des armes. Poésie et politique (collectif), La Fabrique, 2012

◦ Les Berthier, Questions théoriques 2013

◦ Argent, Amsterdam, 2018

Écritures collectives – Sandra Lucbert

Sandra Lucbert. ©benedicteroscot

Sandra Lucbert est une écrivaine française née en 1981. Elle est normalienne et agrégée de lettres modernes. Penser le capitalisme comme une langue et utiliser les outils de la littérature pour le contrer, tel est le projet littéraire de Sandra Lucbert.

Publications 

◦ Mobiles, Flammarion, 2013.

◦ La Toile, Gallimard, 2017.

◦ Personne ne sort les fusils, Seuil, 2020.

◦ Le ministère des contes publics, Verdier, 2021.

Écritures collectives – Le Poisson

http://le-poisson-dessine.tumblr.com 

Le Poisson vit et travaille en Limousin. Il met ses pinceaux et ses plumes au service de tous types de projets : illustrateur pour la presse (XXI, Zadig, le Un, Z, Reporterre), animateur et dessinateur pour le spectacle vivant (Artuan de Lierrée, Opéra de Limoges, CCN Créteil & Mourad Merzouki). Passionné par le son et la musique, il anime depuis 2 ans une émission de radio (BeaubFM) et multiplie les collaborations dans ce champ de création, à la frontière de l’image et du son.

Écritures collectives – Laurie-Anne Estaque

https://dda-nouvelle-aquitaine.org/laurie-anne-estaque

Laurie-Anne Estaque est née en 1972 dans la Creuse où elle vit et travaille.

Diplômée d’un DEUG mention ISAV (Image Spectacle Audio-Visuel) à l’Université Blaise Pascal de Montpellier et du DNSEP Art, elle s’installe dans la Creuse à Aubusson. C’est là où elle va consacrer son travail artistique à des thématiques récurrentes par l’utilisation de signes étatiques ou économiques comme les logos ou les drapeaux.

Laurie-Anne expose peu mais régulièrement. En 2006, une grande partie de ses recherches sont présentées à La Menuiserie à Rodez sous le titre Toutes les routes pour aller vers Johnny. C’est à cette période que commence son travail autour de la cartographie.

En 2007, l’exposition Trésor Public, à la Galerie AC/DC de Brest, est en partie consacrée à ces créations liées à la cartographie et aux icônes contemporaines, comme les jeux d’argent de la Française des Jeux ou les tickets à gratter de la loterie californienne. En 2009, son exposition L’idéal serait un projet s’attache à montrer une variété de dessins ainsi que deux grands projets cartographiques. Le premier, intitulé Europeana, une brève histoire du XXe siècle, est la pièce inaugurale d’une série à venir. Des dessins réalisés sur papier de grand format (180 x 130 cm) à la gouache, aquarelle ou crayon de couleur autour de thématiques ou d’ouvrages littéraires dont les dessins en sont en quelque sorte « l’illustration ».

Son exposition solo de 2013 à La Pommerie, résidence d’artistes de Saint Setiers (19) intitulée Francis et Togo est en partie consacrée à cette série de grands dessins accompagnés de cartographies brodées, notamment des cartes géologiques du pôle nord et sud. Elle entre dans la collection de l’Artothèque du Limousin en 2005. Les œuvres acquises servent notamment à des projets pédagogiques avec des établissements scolaires.

Sa vie en Creuse l’implique dans des projets associatifs avec Quartier Rouge autour de notions liées à l’espace public, et collectifs avec L’Atelier de géographie populaire du Plateau de Millevaches qui développe des ateliers de cartographie avec les habitants afin de mieux comprendre leur territoire. Elle anime régulièrement des ateliers dans des établissements publics (écoles, collèges, lycées, IME, EHPAD).

Elle est invitée en Islande pour participer au Fresh Winds Festival, une résidence internationale qui s’est déroulée entre décembre 2015 et janvier 2016. C’est sur cette terre volcanique qu’elle commence à développer un travail de gouache et de broderie autour de la carte géologique de la lune The south side of the Moon. Une sérigraphie de cette carte en 20 passages est éditée à 30 exemplaires ainsi qu’un livre d’artiste (exemplaire unique). Ce travail d’édition est visible lors des rencontres MAD #2 — Multiple Art Days à La Maison Rouge à Paris du 30 septembre au 2 octobre 2016.

En 2018, elle termine le grand dessin L’Extraordinaire entresort (Le Mur de la mort), qui est le récit d’une attraction foraine dont elle a été co-fondatrice avec un collectif de pilotes-moto et comédiens.

En 2019, Quartier Rouge lui propose d’inaugurer « ÉCLIPSES » une collection d’oeuvres sérigraphiées. Elle réalise alors éclipse — une déclinaison du terme en 15 étapes éditées en 4 exemplaires qui sera présentée à l’artothèque Les arts au mur de Pessac du 24 mai au 22 septembre 2019. Cette série est pour la première fois présentée dans sa totalité au Musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan pour l’exposition Danse danse avec la lune du 17 octobre 2020 au 30 janvier 2021.

En 2020, elle réalise une série de douze dessins de format A4 intitulée Le dernier repas qui illustre les derniers repas de condamnés à mort aux États-Unis. Ces dessins sont exposés pour la première fois à la HCE Galerie à Saint-Denis dans son exposition solo Le dessous des calques — (Octobre 2020 à Février 2021).

Cette même année, elle commence la création d’un grand dessin : Elle est où ma forêt ? — sur l’exploitation de la forêt en France et plus particulièrement en Limousin sur le territoire du plateau de Millevaches.

En 2021, elle conçoit un nouveau projet de sérigraphie Pôle position, une série de 43 sérigraphies uniques autours de formes, couleurs, superpositions et transparence.

En avril/mai 2021, elle est invitée en résidence à La Menuiserie à Rodez afin de préparer une exposition solo conséquente TOTAL éclipse programmée du 13 mai au 27 juin 2021.

Elle participera en novembre 2021, à l’exposition collective Dessins extimes, coproduite par le Réseau Documents d’artistes et la Maison Salvan à Labège.

Écritures collectives – Cédric Scandella

Black Git icon. © Jason Long

Mon travail est principalement consacré à l’édition littéraire et la création artistique. Directeur artistique des Éditions de L’Olivier depuis 2002, j’ai créé des collections pour de nombreux éditeurs (Christian Bourgois, Belfond, Tallandier, Calmann-Lévy…). J’ai ainsi conçu plus de 2 000 couvertures de livres. J’ai également imaginé la communication visuelle de théâtres, d’institutions culturelles ou de labels musicaux.

J’ai réalisé de nombreux livres d’art ou catalogues d’exposition. Je suis passionné par le développement de solutions numériques pour l’édition : mise en page automatique d’ouvrages de plusieurs milliers de pages, de livres techniques, création de logiciels prépresse, plateforme web d’édition automatique de documents, etc. Depuis 1995, je crée des sites internet utilisant les standards du Web et des animations numériques en temps réel pour des spectacles ou événements culturels (opéra, théâtre, concert…). J’ai mené plusieurs chantiers numériques expérimentaux autour de questions liées à la littérature et au manuscrit.

Écritures collectives – Christophe Fiat

Christophe Fiat est écrivain et poète. Il a publié une quinzaine de livres dont Héroïnes (Al Dante, 2005), Stephen King Forever (Le Seuil, 2008), Retour d’Iwaki (Gallimard, 2011) et Tea Time (Les petits matins, 2020).  

Performer, il fait des lectures publiques en s’accompagnant d’une guitare électrique.  

Il est aussi l’auteur de fictions radiophoniques lues par Irène Jacob, Stanislas Nordey, Anouk Grinberg, Jean Pierre Kalfon, André Wims, toutes produites par France Culture. Dramaturge, il a créé plusieurs pièces de théâtre à partir de ses textes dont certaines ont été jouées au Festival d’Avignon dans le « in ». En 2019, il a créé Cléopâtre In Love avec Judith Henry, au CDN – Nouveau Théâtre de Montreuil.  

Il a aussi collaboré avec les artistes Massimo Furlan, Yan Duyvendack, Thomas Hirschhorn, Sarah Ritter et il a participé au dernier album (un hommage à Lou Reed) de l’auteur compositeur, Nevché et du musicien, French 79.  

Pédagogue, il a enseigné 7 ans l’écriture et la littérature à l’école d’art de Clermont Ferrand où il a dirigé un séminaire de recherche sur le personnage de Robinson Crusoé. Il anime avec Charlotte Rolland la revue de création COCKPIT (17 numéros parus depuis 2020).  

Publications (sélection)

Développement du sensible, Fiction & Cie, Le Seuil, 2021. 

◦ L’épopée virile de Marcel Pagnol, Naïve, 2015, (roman).

La Comtesse, Naïve, 2014.

◦ Cosima Femme électrique, Philippe Rey, 2013, (roman).

◦ Retour d’Iwaki, Gallimard, 2011 (récit).

◦ Stephen King Forever, Le Seuil, 2008 (récit).

◦ La Reconstitution historique – une aventure de Louise Moore, Al Dante, 2006 (roman).

Écritures collectives – Maéva Croissant

Restitution de Résidence de Recherche, projet « 12 … quelque chose dans l’espace », avec le regard extérieur de l’artiste Carole Novak : 00.15.00, en partenariat avec l’Agence Culturelle Départementale de la Dordogne, du 27.09.2021 au 01.10.2021, Espace Culturel François Mitterrand, Les Caves, Périgueux. ©Violaine Marollea.

Maéva Croissant est une artiste performeuse/plasticienne & poète française. Elle étudie à l’École Supérieure d’Arts d’Avignon, obtient un DNSEP en 2016 et intègre l’École Supérieure d’Arts Visuels de La Cambre. Elle participe au CASO Arts Performances et Arts du Corps dirigé par Antoine Pickels.

Elle a performé entre autres au Générateur (Gentilly), au Kai Studio (Bruxelles), au Lavoir Public (Lyon), au CDCN (Avignon), à la Gaîté Lyrique (Paris) aux côtés de l’artiste Lucille Calmel, au Théâtre des Ateliers (Lyon) avec l’artiste Annie Abrahams, mais aussi sur internet avec des sessions poétiques en ligne – Fondation Thalie (Bruxelles) etc. Elle est soutenue et accompagnée depuis décembre 2019, par l’Agence Culturelle Départementale de la Dordogne.

Maéva Croissant explore les dimensions physiques, sociétales et politiques d’un corps devenu objet d’étude. Elle le décortique : corps solitaire, corps fragile, corps en tension, corps espace, corps entrave, corps immobile, corps mouvant, corps participant, corps actant, corps peau, corps machine, corps objet et corps voix… 

Son travail gravite autour de l’utilisation du corps et de la voix comme outils, et comme espace de création, d’activation, et d’échange. C’est à partir des événements de la vie, des rencontres et des expériences, que l’artiste provoque des situations relationnelles. Ce sont les croisements entre les spécificités intrinsèques au corps et aux émotions (le doute, le flottement et l’instabilité) qui nourrissent ses recherches. Elle questionne ainsi le monde et en propose une version plus animale, viscérale, instinctive et spontanée : un rapport Homme-Animal.

Elle intègre également dans ses créations l’écriture, et de ses textes naissent des performances. Parfois ce sont les mots qui prennent leur sens à voix haute en lecture performée. Proche de spoken word (littéralement ‘mot parlé’) sa démarche se concentre sur les mots eux-mêmes, la dynamique et le ton de la voix, les gestes et les expressions.

Écritures collectives – Jérôme Gontier

Jérôme Gontier est né en 1970. Il vit et travaille à Rennes. Il publie régulièrement dans des revues. Traité des verticaux est son troisième livre.

Publications 

◦ (ergo sum), éd. Al dante, 2002.

◦ Continuez, éd. Léo Scheer, 2007.

◦ Magic Circus (en collaboration avec le peintre Laurent Marissal), éd. clandestines Slnd. 

◦ Traité des verticaux, éd. Dernier télégramme, 2020. ◦ Précis du New look, éd. Dernier Télégramme, 2022.

Écritures collectives – Pierre-Charles Jacquemin

Pierre-Charles Jacquemin, montage photographique
à partir d’image de la nasa.

Né en 1988 à Rennes, Pierre-Charles Jacquemin vit et travaille à Limoges. Artiste plasticien, il est diplômé de l’ENSA Limoges en 2014.

https://www.pcj.space/

Parcourir l’univers artistique de Pierre-Charles Jacquemin c’est un peu comme voyager dans un ailleurs spatial et temporel où réel et fictif s’entremêlent constamment, faisant ainsi écho à cette perception si singulière de la réalité qu’avait Philip K. Dick, écrivain particulièrement apprécié par l’artiste – auquel il a d’ailleurs consacré une œuvre, The Philip K. Dick expérience (2017) – qui affirmait «Nous vivons une réalité virtuelle et ne nous nous en apercevons que lorsqu’une variable change».

Pierre-Charles Jacquemin explique n’avoir jamais quitté le cosmos depuis sa découverte de Star Wars. Il est fasciné par le mystère et la poésie des contrées spatiales mais aussi par la figure du cosmonaute qui incarne à ses yeux le héros, celui qui, tel le chevalier médiéval partant à la conquête du Graal, s’élance désormais vers la découverte de Mars.

Pierre-Charles Jacquemin propose une oeuvre dense, singulière, basée sur une exploration complexe et créative des multiples formes de connexions se déployant entre les domaines et référents culturels de l’Espace et de la Science-Fiction, laquelle révèle un univers à la fois poétique, ludique, dramatique et mélancolique sur lequel planent, à n’en pas douter, quelques poussières d’étoiles.

Extraits du texte de Cécile Desbaudard.