Renseignements et contacts

Association PAN!          (Phénomènes Artistiques Non !dentifiés)

8 rue de Brettes

87000 Limoges

site: www.pan-net.fr

courriel : 43210pan@gmail.com

facebook : PanPointD’exclamation

contact : Jean Gilbert – 06 77 42 38 81

Adresses et informations utiles :

Manoir de Plainartige, 87120 Nedde

Accès:

Depuis Eymoutiers, suivre la D 940 ; après 9 kilomètres environ, prendre à gauche la D81A (dir. Nedde) puis suivre les panneaux.

Renseignements : www.manoirdeplainartige.com

Hébergement : les personnes qui le souhaitent pourront dormir sur place. Amener son sac de couchage. Tarif : 20€ par nuit /personne.

Repas : PAN! et Graines de carrosse proposent une restauration le samedi midi et le samedi soir, au tarif de 5€.

Réservation recommandée au 06 04 13 00 53.

PROGRAMME

 

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Vendredi 3 juin 2016

20h00 Accueil

20h30  Météorologie de l’art contemporain en Limousin

Performance de Yao Qingmei, artiste multidisciplinaire, en miss météo multimédia.

21h00  Introduction à la psychologie prédictive

Conférence de Dominiq Jenvrey , écrivain : il s’empare de l’histoire de Betty Hill, qui au début des années 1960, raconte son enlèvement dans une soucoupe volante par des extra-terrestres.

22h00 Le monstre extraterrestre

Conférence de Michel Salamon, professeur de philosophie, passionné d’astronomie : que signifie l’arrivée de ces nouveaux monstres venus de l’espace ?

23h00 Visite guidée « à l’oeil nu » du ciel étoilé

Observation à ciel ouvert avec Michel Salamon,  si le temps le permet (amenez une tenue chaude) ; projection prévue en cas de ciel couvert.

 

Samedi 4 juin

11h00  Promenade autour du manoir et observation du ciel diurne

(identifications des nuages), avec Stéphanie Eligert, écrivain, passionnée de Proust et de nuages, et l’ensemble des invités.

12h00  Le ciel de lit est une invention arabe

par Anne Kawala, écrivain, dans une lecture performée qui dépendra du az-zahr, des aléas naturels et des rencontres, où il pourra être question d’amour.

12h30  Déjeuner, proposé par Graines de carrosse.

14h00  Atelier cartographique avec l’AGP

Diverses consignes pour réaliser des cartes liées aux phénomènes météorologiques, aériens, et célestes, sont proposées aux participants tout au long de ces deux jours.

14h30  Des effets locaux du changement climatique       [sous réserve]

Conférence organisée en partenariat avec les associations Alternatiba et Alder Limousin.

15h30  L’atmosphère sensible d’un lieu, ou la question de l’immanence politique, avec Stéphanie Eligert, écrivain.

16h30  Somaland

Lecture de et par Eric Chauvier, écrivain, anthropologue, enseignant.

Un expert est envoyé sur le site d’une usine de prothèses médicales. Sa mission est de dresser un état des lieux sur l’implication de la population dans la prévention des risques industriels…

17h30  Les climats du Plateau

Discussion avec l’ensemble des participants sur les climats du Plateau de Millevaches.

19h00  Dîner, proposé par Graines de carrosse.

20h45 Météorologie de l’art contemporain en Limousin

Performance de Yao Qingmei, artiste multidisciplinaire, en miss météo multimédia.

21h00  Peut-on séparer des aspects populaires et savants dans la façon d’aborder la question de la vie extraterrestre?
Conférence de Pierre Lagrange, sociologue des sciences, enseignant et chercheur (LAHIC-CNRS)

23h00 Visite guidée « à l’oeil nu » du ciel étoilé

Observation à ciel ouvert avec Michel Salamon, si le temps le permet (amenez une tenue chaude) ; projection prévue en cas de ciel couvert.

 

Dimanche 5 juin

13h45  Météorologie de l’art contemporain en Limousin

Performance de Yao Qingmei, artiste multidisciplinaire, en miss météo multimédia.

14h00  Opération biohardcore

Performance-promenade de et par Antoine Boute, écrivain

Prenons une forêt : il y a de l’internet à fond là-dedans, tellement d’interconnexions, d’échanges de données que l’on peut tranquillement affirmer : forêt = Internet = forêt. Partant de là allons-y à fond : profitons-en pour sauver le monde et ses poumons.

15h00  Le gouvernement du ciel

Conférence de Thomas Hippler, enseignant à Science-Po Lyon, sur l’histoire globale des bombardements aériens.

16h00  Discussion et pot…pour finir le week-end

 

 

Cette manifestation est conçue pour s’adapter aux aléas climatiques. En cas d’intempéries continues, Ciel ouvert #2 sera rebaptisé Ciel couvert #1, et la programmation se réactualisera au fils des événements.

 

La participation à l’ensemble de ces rencontres est libre et gratuite

En mars 2016 : rencontres poétiques « Ciel ouvert#1»

© Stéphanie Eligert

CIEL OUVERT #1

PROGRAMME

SEMAINE DU 14 AU 20 MARS
LIMOGES, EYMOUTIERS

 

 

du lundi 14 mars au 18 mars, à l’ENSA de Limoges : dans le cadre de la semaine Charivari, Stéphane Bérard, invité par PAN !, anime un atelier pour les étudiants de l’école nationale supérieure d’art.

 

vendredi 18 mars de 14h à 17h et le samedi 19 mars de 10h à 17h, présentation publique des vidéos réalisées par les étudiants, à l’occasion des journées Portes ouvertes de l’ENSA.

 

samedi 19 mars, Limoges, Théâtre Expression 7, 18h :
Lectures, performances, projections : Stéphane Bérard, Stéphanie Eligert, Emmanuel Rabu.

 

vendredi 18 mars et dimanche 20 mars, à Eymoutiers
Entretiens de Stéphanie Eligert avec des habitants de la commune et du Plateau de Millevaches à propos de leur relation sensible au ciel et à l’atmosphère du Plateau.

 Entrée libre et gratuite

Adresses utiles :
ENSA – 19, avenue Martin Luther King 87000 Limoges
Théâtre Expression 7 – 20, rue de la réforme 87000 Limoges
Contact :
– 43210pan@gmail.com

Qu’est-ce-que CIEL OUVERT #1 ?

L’association PAN! (Phénomènes Artistiques Non !dentifiés) organise, dans le cadre du Printemps des Poètes, une manifestation poétique, Ciel Ouvert #1, du 14 au 20 mars 2016, sur le thème du ciel proche – les formations nuageuses et nos relations sensibles au temps qu’il fait – et aussi du ciel lointain, celui des planètes et des objets non identifiables.

Une soirée lecture-performance et projection est proposée le samedi 19 mars à partir de 18h au Théâtre Expression7, avec Stéphane Bérard, artiste polymorphe, plasticien, musicien, écrivain et vidéaste, Stéphanie Eligert, écrivain, critique littéraire passionnée par les nuages et Proust, Emmanuel Rabu, écrivain et poète sonore.

Ciel Ouvert #1 est le premier moment d’une série de rencontres qui se poursuivront à l’occasion de Ciel ouvert #2, les 3, 4, 5 juin prochains au Manoir De Plainartige (commune de Nedde 87)

Ciel Ouvert #1 et #2 proposent de scruter le ciel et la poésie parce que c’est une façon de lire les bouleversements de l’histoire, à l’époque où l’esquisse d’une colonisation de l’espace appelle une révision totale de la manière dont les humains habitent leur planète.
La poésie, comme le climat, est politique.

Ciel Ouvert #1, ouvre un partenariat avec l’ENSA Limoges qui accueille Stéphane Bérard, invité à l’initiative de PAN!, pour animer du 14 au 18 mars un atelier film-vidéos avec un groupe d’étudiants, en lien avec les thématiques de cet événement. Ces films sont présentés à l’ENSA le vendredi 18 mars dans l’après-midi, ainsi que lors de la journée portes ouvertes de l’ENSA le samedi 19 mars. (cf. programme).
Stéphane Bérard présentera un de ses films lors de nos rencontres le samedi 19 mars au Théâtre Expression 7 (cf. programme). Les vidéos réalisées par les étudiants seront projetées lors de Ciel Ouvert#2 les 3, 4 et 5 juin 2016.
Impliquer les étudiants en art dans des pratiques poétiques qui leur restent souvent étrangères, proposer des formations aux pratiques poétiques innovantes en croisant les publics les plus divers sont des enjeux essentiels pour l’association PAN!

Ciel ouvert #1 est aussi l’occasion de nouer un compagnonnage avec Stéphanie Eligert, artiste associée de ces manifestations. Elle débutera le vendredi 18 et le dimanche 20 mars, à Eymoutiers, une série de rencontres, avec des habitants du plateau de Millevaches, qui se poursuivront tout au long de l’année 2016. Ces entretiens mettront à jour, pour chacun, les relations sensibles au ciel, aux formations nuageuses, aux variations du temps, telles qu’elles se produisent d’une saison à l’autre ou dans une journée.(cf. texte p ….)
Ces échanges conçus en partenariat avec l’Atelier de géographie populaire du Plateau de Millevaches conduiront à la réalisation, de cartes, de textes réunis dans une brochure diffusée par PAN! et l’ Atelier de géographie populaire. (voir l’avancée du projet sur www.pan-net.fr)

Ciel ouvert #1 s’inscrit donc dans la continuité des rencontres organisées depuis la création de l’association. Notre approche critique de la poésie et de l’institution nous a conduits à reconnaître dans la question des PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) une approche possible de la modernité qui est, entre autres, celui de la conquête du ciel par des machines volantes.

Le thème du Printemps des poètes est cette année le grand XX° Siècle : si cette célébration a aujourd’hui un sens, c’est moins, pour nous, dans la commémoration d’une histoire passée, que dans la réitération critique de gestes qui ont mis la poésie à l’avant-garde de l’art comme de l’histoire. La mise en jeu du terme OLNI, apparu à la toute fin du siècle passé (1995, Revue de littérature générale), et la réactualisation que nous en proposons via l’acronyme PAN!, nous a paru la meilleure manière de produire ce geste aujourd’hui.

Note d’intention

 

L’action menée porte sur le thème des PAN.

 

 

PAN est l’acronyme de Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés, proposé par le CNES au cours des années 1980. Il désigne un ensemble des phénomènes aériens dont la nature paraît problématique au premier abord, et que l’étude révèle plus ou moins identifiables. Le classement de ces phénomènes amène à ranger ce qu’on appelle communément OVNI dans la catégorie PAN D. Notre manifestation portera sur tout ce qui peut faire l’objet d’observations et d’interrogations dans le ciel diurne ou nocturne, que cela concerne des phénomènes proches et en principe connus (nuages…), des phénomènes lointains et plus ou moins bien connus (étoiles…), ou des phénomènes que l’on ne sait pas identifier (OVNIS…). À l’heure où les inquiétudes croissantes concernant le devenir de la planète devraient nous conduire à nous définir avant tout comme « terrestres », une conception élargie de la politique est en train d’émerger : ses acteurs comprendraient non seulement les « humains » mais aussi d’autres agents naturels dans le cadre d’une diplomatie pensée à neuf (Bruno Latour), son horizon nous conduirait à admettre l’existence possible d’intelligences extra-terrestres comme fondement nécessaire d’une véritable cosmopolitique (Peter Szendy), et son champ d’action serait le territoire « dans », « sur » ou « avec » lequel des collectifs sont ici et maintenant susceptibles de se constituer en tant qu’agents de leur(s) propre(s) histoire(s).

L’étude plus ou moins savante du ciel, en même temps que sa colonisation naissante, constitue un des espaces et un des enjeux privilégiés de cette politique renouvelée. Le terme d’OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) a depuis longtemps attiré notre attention sur le rôle que les auteurs, poètes ou performers sont d’ores et déjà en train d’y jouer. Une vingtaine d’années après sa mise en circulation, il s’agirait pour l’association PAN! de faire le point sur un terme, et au-delà sur un ensemble de pratiques sociales d’écritures capables de porter de telles interrogations.

La vocation de ces rencontres est de proposer un espace d’échanges aussi large que possible entre poètes, théoriciens et scientifiques, à Limoges et sur le plateau de Millevaches, sur des territoires que leur histoire continue de situer comme laboratoires de politiques alternatives. Leurs habitants seront les principaux acteurs de ces rencontres auxquelles seront conviés aussi bien les nuages que les exoplanètes et leurs potentiels occupants

Entretiens à propos du temps qu’il fait – Sur le Plateau de Millevaches.

Dans le cadre de la manifestation Ciel ouvert – organisée par l’association PAN !, dont je suis artiste associée et qui réunira théoriciens, poètes, essayistes, scientifiques, les 3, 4 et 5 juin 2016, au Manoir de Plainartige à Nedde -, je commencerai à réaliser, à partir du 18 mars prochain, des entretiens avec des habitants du Plateau pour questionner leur relation sensible au ciel, aux formations nuageuses, aux variations du temps, telles qu’elles se produisent d’une saison à l’autre ou dans une journée.
Le type de questions que je poserai sera directement inspiré de Proust et de la Recherche du temps perdu. Par exemple, au début du 5ème tome, le narrateur se réveille dans une pièce close, noire, dont les rideaux sont tirés – et pourtant, à partir de quelques détails très fins et ultrasensibles venus du dehors, il sait exactement quel temps il fait sur le boulevard Haussmann.
Ma conviction absolue est que ce savoir n’est pas la « propriété aristocratique d’un grand écrivain », mais au contraire, un savoir commun, dont les sensibilités de tout un chacun sont douées. Dans cette perspective horizontale, collective, j’aimerais beaucoup vous questionner sur les effets qu’a sur vous, par exemple, une éclaircie dissipant brusquement un épais brouillard, un début d’après-midi de fin d’hiver ; ou encore sur la manière dont vous ressentez, vous vivez le ciel, au quotidien, en sortant le matin de chez vous, etc.
Mes questions seront les plus simples et sensibles possibles – elles porteront uniquement sur vos sensations, celles que vous avez tous les jours, et dont un conditionnement politique et sociétal complexe fait que nous ne les nommons jamais. Proust, toujours, disait « chaque jour qui passe, j’accorde moins de prix à l’intelligence » – c’est précisément cet abandon de l’intelligence qui a permis l’écriture de la Recherche. Et c’est précisément cet en deçà sensitif à l’intelligence que mes échanges avec vous auront le désir de soulever.
Dans un second temps, les personnes qui auront gentiment répondu à mes questions seront invitées – si elles en ont envie – à participer, en juin 2016, à Plainartige, en ma présence et celle d’un écrivain, à un atelier, dont le but sera de poursuivre in vivo la mise en phrase de nos sensations atmosphériques – mais aussi de comprendre qu’un écrivain, un poète, avant d’écrire, se posent exactement les mêmes questions que vous, au moment où l’on a échangé. Dans un troisième temps, l’ensemble des entretiens sera recueilli dans un livre pour former, non seulement quelque chose comme une archive sensible des sensations du temps qu’il fait sur le Plateau de Millevaches, mais encore un texte collectif dont, pour la première fois, chaque phrase sera totalement consacrée à nommer les plus fines nuances du temps qu’il fait.
Pourquoi initier ce projet sur le Plateau ? Deux raisons à cela. La première est que les habitants d’un lieu appelé « plateau » – dont le nom même dénote une surexposition au ciel – ont nécessairement une relation privilégiée à la vitalité obscure de l’atmosphère. Puis un lieu comme le Plateau de Millevaches, avec toute son histoire politique, sa relation incessamment renouvelée à l’expérimentation collective, est aussi l’espace idéal pour mettre en forme ce texte météorologique commun et appréhender, sous une autre facette, ce qui nous importe plus que tout : les conditions concrètes d’un « communisme sensible ».
Ces discussions (d’une trentaine de minutes, en moyenne), avec votre accord, seront enregistrées. Je les retranscrirai et vous soumettrai ensuite le texte (pour relecture, modifications, corrections, etc.). La restitution dans le livre pourra être anonyme ou non – selon vos souhaits. Si vous avez besoin d’informations ou de précisions de toute nature, je vous prie de ne pas hésiter à me contacter à cette adresse : stéphanie.eligert@free.fr

Stéphanie Eligert.

(Stéphanie Eligert vit à Paris. Elle a publié des textes de théorie littéraire ou plus expérimentaux dans les revues Nioques, La Revue des livres, Vacarme, Sitaudis, etc.)

Stéphanie Eligert

Stéphie

Née en 1974, dans le Doubs et vit actuellement à Paris.
Après des études supérieures de lettres modernes à Besançon, puis poursuivies à Paris (au laboratoire de théorie du texte de Jussieu), Stéphanie Eligert s’oriente vers la critique littéraire et les formes fines et expérimentales ouvertes par Roland Barthes. La lecture des textes – en particulier issus de la poésie contemporaine – fournit matière à diverses explorations où la dimension sensible du texte est fondamentale (impressions brutes provoquées par la typographie, la tonalité de l’écriture, etc.). Cette dimension sensible, qui fut radicalisée par la découverte éblouie de La Recherche de Proust, la conduit ensuite à questionner, au travers de divers articles et textes effleurant la forme romanesque, la relation entre l’écriture et la sensation immédiate du réel. Depuis lors, en plus de textes de critique et théorie littéraire, Stéphanie Eligert travaille le cœur immanent de tout percept : la sensibilité au temps qu’il fait, à l’atmosphère et aux formes subtiles qu’elle produit sans cesse, les nuages.

Articles publiés dans La Revue des livres, Nioques, Nu(e), Sitaudis.fr, Vacarme, Java, Lignes, Il particolare, les Cahiers critiques de poésie, etc. A postfacé l’anthologie de poésie concrète Doc(k)s, Mode d’emploi (Editions Al Dante)

Stéphane Bérard

 

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Stéphane Bérard, artiste, né en 1966 vit et travaille à Paris, il est représenté par la galerie Eva & Marion Meyer Contemporain, Paris. Artiste polymorphe, il intervient autant dans le champ des arts plastiques, de la musique, du cinéma ou de l’écriture. Depuis 1994, de nombreuses performances, expositions et quelques concerts. De multiples publications en revues (Doc(k)s, Java, La Res poetica…) et participations à des catalogues.
collectifs : Les Visiteurs (Musée d’art contemporain de Marseille, 1995) ; Continue (Nicolaj Art Contemporary Art Center, Copenhague, 1996) ; De l’idiotie aux burlesques contemporains (Beaux-Arts Magazine, 2005)…
Plus d’informations : http://www.documentsdartistes.org/artistes/berard/repro.html

 

Publications :
– Le problème martien, al dante, 2002
– L’enfer, de Dante Alighieri (traduction intégrale), al dante 2008
– Ce que je fiche, al dante 2008
– Charles de Gaulle, mémoires d’espoire : le renouveau, 1958-1962, Questions théoriques, 2011
– Mon combat, nouvelle traduction, Questions théoriques, 2015

Enregistrements :
– Accompagnements (édition de 3 vinyles 33T. Eva Meyer, 2015)
– Business songs (avec Francesco Finizio, téléchargeable 2014)
– Tours de chant (al dante, 2008)
– Erik ça tue (al dante, 2008)
– Progressistes (avec Nathalie Quintane, al dante, 2003)
– Donne-moi ton sperme (avec Xavier Boussiron, Suave, 2001)

 

 

Emmanuel Rabu

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Emmanuel Rabu est né à Nantes en 1971 et vit à Paris. Il a notamment publié Tryphon Tournesol & Isidore Isou (Le Seuil, Fiction & cie, 2007) et Cargo Culte (Dernier Télégramme, 2007). Écrivain et poète sonore, il a créé et dirigé des festivals et événements autour de la poésie sonore et de la musique improvisée. Il a également dirigé plusieurs revues et collectifs notamment la revue PlastiQ (éditions MeMo, 1999) revue papier + CD consacrée à la poésie et aux musique dites expérimentales, et Écrivains en séries (Laureli/Léo Scheer, deux volumes, 2009 et 2010) collectif faisant se rencontrer écrivains et séries télé. Il travaille en duo depuis 1999 avec le musicien Basile Ferriot : nombreuses programmations en France et à l’étranger.

 

Publications :
– Moderne faculté des maîtres, éd.Poésie Express, 2000
– Ev-zone, éd.Derrière la salle de bain, 2002
– Tryphon Tournesol et Isidore Isou, éd. du Seuil, Fiction & Cie, 2007
– Cargo culte, éd. Dernier télégramme, 2007
– Futur fleuve, éd. Léo Scheer, Laureli, 2011

Direction :
– Ecrivains en série, I et II, éd. Léo Scheer, 2009-2010

Participations :
– Julien Blaine au Block Haus DY10, avec Sylvain Courtoux, Emmanuel Rabu, Carine Léquyer, Basile Ferriot et Phil Tremble, Dernier Télégramme, 2007 (+ Cd).
– Sylvain Courtoux, Vie et Mort d’un poète de merde, éd. Al Dante, février 2010 (+ Cd).
– Et dans les revues et collectifs : Java, Quaderno, Boxon, Musica Falsa, Fusées, Action restreinte, Terraformation, éditions Ere, Autres territoires, éditions Farrago, En tous lieux nulle part ici, Les In©lassables, Nepe éditions.

ball-trap : une insurrection poétique ?

Le poète, un insurgé ? Contre qui ou quoi d’autre pourrait-il s’insurger sinon les crispations formelles, les poncifs, les clichés, les poses esthétiques, les effets de style qui règlent et organisent en vase clos l’étroit domaine (on parle ici de la poésie) où la tradition littéraire le confine ? Bref, l’espace de sa révolte est déjà bien préparé : il n’outrepasse pas les limites du « champ littéraire » où n’éclatent que des guerres intestines et des enjeux étroitement « poético-poétiques » : l’écriture automatique, le lettrisme, le cut-up, le spatialisme, la poésie planiste et visuelle, puis l’« adieu à la page » (Bernard Heidsieck) des poètes sonores, la performance, etc. Tout cela semble suivre une logique de décantation sans surprise ni révolution, sinon interne et vite intégrée.

La poésie est-elle une activité capable d’alerter d’autres personnes que les poètes eux-mêmes ?
Peut-elle échapper à l’invitation d’assurer sa réussite littéraire en faisant montre des qualités qu’exigent les stratégies de légitimation (dont beaucoup d’artistes savent jouer) ?

 

Certaines pratiques récentes de l’écriture redéfinissent la poésie en faisant de celle-ci un moyen de connaissance, et non plus une fin en soi destinée à être admirée comme « œuvre ».

De quoi la poésie est-elle donc le nom au sein de ces pratiques nouvelles ?

 

La poésie, comme la géographie, sert d’abord à faire la guerre : on fait bouger les limites en traçant des lignes. L’espace mental y est une arme pour tir d’approche. Ses buts ? Produire des documents proposés comme « poétiques » mais qui court-circuitent nos anciens codes de lecture par lesquels nous abordons généralement le « poétique ». Faire vaciller les discours non-poétiques qui tirent leur plus-value du sérieux qu’ils se donnent. Faire avouer à ces discours qu’ils utilisent les mêmes armes que la poésie (hélas désamorcée par l’institutionnalisation de l’art). Faire l’histoire littéraire de notre société, de son économie, de ses politiques. Car tous les discours luttent sur le même terrain.

Ainsi pourrons-nous peut-être enfin relire nos « classiques » autrement qu’avec le regard de celui qui cherche exclusivement une qualité littéraire ou une profondeur à ce qu’il lit.

Ce serait, pour la poésie, un beau projet insurrectionnel : un de ceux qui ne cherchent pas à dynamiter notre héritage mais à le vitaliser en lui faisant servir des causes autrement plus prometteuses que les querelles esthétiques et les originalités de postures.